Les 10 termes d’UX à connaître absolument pour vos projets

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10 termes UX pour 2026
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L’UX a connu en dix ans plus de transformations qu’en trente ans. 

Entre l’explosion de l’IA, les environnements spatiaux et l’exigence d’un design plus éthique, certains fondamentaux restent indispensables pour comprendre ce qui change, et ce qui ne change pas.
Voici les 10 termes essentiels à connaître absolument pour les enjeux 2026.

1. Biais cognitifs : concevoir pour des cerveaux imparfaits

Pourquoi ils sont cruciaux en 2026

En 2026, la combinaison IA personnalisée et surcharge informationnelle crée un terrain particulièrement propice aux erreurs de jugement. Les utilisateurs prennent des décisions rapides, souvent assistées par des systèmes automatisés.
Dans ce contexte, les biais cognitifs en UX ne relèvent plus de la théorie : ils impactent directement la compréhension, la confiance, l’engagement et les choix des utilisateurs.

Pour les designers, l’enjeu est clair : anticiper les biais cognitifs dans les parcours utilisateurs afin de limiter les erreurs de raisonnement, éviter les effets de manipulation involontaire et concevoir des interfaces plus fiables et plus éthiques. C’est précisément ce que nous détaillons dans notre article biais cognitifs en UX.

Les biais les plus impactants

Certains biais deviennent particulièrement critiques dans les interfaces contemporaines :

  • le biais de confirmation, qui pousse l’utilisateur à privilégier les informations allant dans son sens ;
  • le biais d’autorité, renforcé par les recommandations algorithmiques et l’IA ;
  • le biais d’ancrage, fréquent dans les parcours de comparaison et de décision ;
  • le biais de disponibilité, amplifié par la mise en avant de contenus récents ou saillants.

Maîtriser ces mécanismes est désormais indispensable pour concevoir des expériences à la fois performantes, responsables et durables.

2. Design Thinking : l’outil pour cadrer l’innovation dans un monde incertain

Pourquoi il reste central en 2026

En 2026, l’IA démultiplie les possibilités : interfaces générées, parcours automatisés, décisions assistées. Le problème n’est plus de produire, mais de savoir quoi produire et pourquoi.
Le Design Thinking reste central parce qu’il permet de poser un cadre méthodologique avant toute accélération : comprendre le problème réel, prioriser, tester, puis seulement automatiser.

C’est précisément le rôle que nous détaillons dans notre article qu’est-ce que le Design Thinking : structurer l’innovation pour éviter de concevoir vite… mais à côté des usages.

Sa valeur actuelle

Aujourd’hui, le Design Thinking conserve une valeur forte car il est :

  • actionnable, orienté résolution de problèmes concrets ;
  • collaboratif, en alignant design, produit, tech et métiers ;
  • ancré dans le réel, via le test terrain, indispensable face aux propositions générées par l’IA.

Dans un contexte incertain et automatisé, le Design Thinking reste le meilleur outil pour donner du sens à l’innovation UX, plutôt que de la subir.

3. Critères ergonomiques Bastien & Scapin : la base des audits UX modernes

Rôle en 2026

En 2026, malgré l’essor de l’IA et des interfaces générées automatiquement, les critères ergonomiques de Bastien & Scapin restent une référence incontournable pour évaluer un produit numérique.
Ils offrent un cadre fiable pour analyser rapidement la qualité d’une interface, qu’il s’agisse d’un produit existant, d’une refonte ou d’un prototype.

Ces critères sont particulièrement précieux face aux interfaces issues de l’IA, qui peuvent être visuellement convaincantes mais fragiles sur le plan ergonomique. C’est pourquoi nous les utilisons toujours comme socle dans nos audits UX, et que nous les détaillons dans notre article critères ergonomiques Bastien et Scapin.

Les critères devenus prioritaires

Parmi les 8 critères, certains prennent une importance accrue en 2026 :

  • la charge de travail, pour limiter la surcharge cognitive ;
  • le contrôle explicite, essentiel dans les systèmes automatisés ;
  • la gestion des erreurs, critique dans les parcours complexes ou assistés par IA ;
  • le guidage, indispensable dans des interfaces denses ou multi-modales.

Ces critères constituent une base solide, rapide et actionnable pour diagnostiquer un produit, indépendamment des tendances ou des technologies utilisées.

4. Théorie de Gestalt : maîtriser la perception dans des interfaces de plus en plus complexes

Pourquoi la Gestalt est plus importante que jamais

En 2026, les interfaces combinent texte, visuels, micro-animations, 3D, interactions spatiales et IA. Cette richesse augmente le risque de surcharge cognitive si l’information n’est pas correctement structurée.
La théorie de Gestalt apporte des principes fondamentaux pour organiser la perception et aider l’utilisateur à comprendre sans effort conscient.

Ces lois de perception permettent de créer des interfaces lisibles, même dans des environnements saturés, en s’appuyant sur des mécanismes cognitifs universels. Nous les détaillons dans notre article de référence sur la théorie de Gestalt appliquée au design UX.

Les lois indispensables

Certaines lois deviennent incontournables pour structurer l’information en 2026 :

  • la proximité, pour regrouper les éléments liés ;
  • la similarité, pour créer des repères visuels cohérents ;
  • la continuité, pour guider naturellement le regard ;
  • la fermeture, pour simplifier des formes ou des informations complexes.

Maîtriser ces lois permet de réduire la charge cognitive et d’améliorer la compréhension, quelles que soient la technologie ou la complexité de l’interface.

5. Ergonomie : la science qui guide toutes les décisions UX en 2026

Pourquoi l’ergonomie revient au premier plan

En 2026, l’ergonomie redevient un pilier central du design UX. Plusieurs facteurs y contribuent : le renforcement des obligations réglementaires en matière d’accessibilité en Europe, la diversité croissante des interfaces (mobile, voix, réalité augmentée, réalité virtuelle, IA conversationnelle) et la nécessité de prévenir surcharge cognitive, erreurs et fatigue utilisateur.

Dans ce contexte, l’ergonomie ne se limite plus au confort d’usage. Elle constitue un cadre scientifique pour guider les décisions de conception et garantir des expériences utilisables, inclusives et durables. Nous en détaillons les fondements dans notre article qu’est-ce que l’ergonomie en UX.

Les trois formes d’ergonomie

Pour répondre aux enjeux actuels, l’ergonomie s’articule autour de trois dimensions complémentaires :

  • l’ergonomie physique, liée aux postures, gestes et contraintes matérielles ;
  • l’ergonomie cognitive, centrée sur la compréhension, la mémoire et l’attention ;
  • l’ergonomie organisationnelle, qui prend en compte les contextes de travail et d’usage.

En 2026, ces trois formes doivent être pensées conjointement pour concevoir des expériences réellement efficaces et accessibles.

6. UI Design : la face visible d’un écosystème devenu multi-modal

L’UI en 2026

En 2026, l’UI Design ne se limite plus à l’écran. Les interfaces doivent fonctionner en tactile, voix, geste, spatial et contexte, souvent en parallèle. Cette multiplication des modes d’interaction rend la cohérence visuelle et fonctionnelle beaucoup plus complexe à maintenir, notamment avec l’IA générative.

Dans ce contexte, les fondamentaux de l’UI redeviennent essentiels : contraste, hiérarchie, lisibilité, feedback. Sans eux, la sophistication technologique se transforme rapidement en friction. Nous revenons en détail sur ces bases dans notre article UI Design : définition et principes fondamentaux.

Priorités actuelles

Les priorités UI en 2026 sont claires :

  • accessibilité, dès la conception ;
  • sobriété, pour limiter la surcharge visuelle ;
  • cohérence multi-appareils, indispensable dans des parcours fragmentés.

L’UI n’est plus un simple habillage : elle est la condition de lisibilité d’un écosystème complexe.

7. Jobs To Be Done : comprendre les motivations profondes derrière les usages

Le JTBD en 2026

En 2026, les parcours utilisateurs sont éclatés entre applications, interfaces, moments et contextes d’usage. Comprendre les écrans ne suffit plus : il faut comprendre l’intention réelle derrière l’action.
Le cadre Jobs To Be Done (JTBD) permet précisément de répondre à cette question : pourquoi l’utilisateur agit-il ainsi, indépendamment de l’outil utilisé ?

C’est un levier clé pour concevoir des automatisations pertinentes via l’IA et éviter les fonctionnalités inutiles. Nous détaillons cette approche dans notre article Jobs To Be Done : comprendre les besoins utilisateurs.

Le cadre de base

Le JTBD repose sur une structure simple et efficace :

  • Situation : le contexte réel de l’utilisateur
  • Motivation : ce qu’il cherche à accomplir
  • Résultat attendu : le bénéfice concret espéré

En 2026, ce cadre reste l’un des plus puissants pour concevoir des expériences utiles, cohérentes et centrées sur les vrais besoins.

8. Wireframe : la pensée avant l’interface

Pourquoi il reste indispensable

En 2026, l’IA sait générer des interfaces, mais elle ne sait pas prendre des décisions structurelles. Le wireframe reste donc un outil clé pour penser avant de produire : parcours, hiérarchie de l’information, priorités fonctionnelles.

Il permet de clarifier l’intention avant toute mise en forme visuelle ou génération assistée. C’est pourquoi il reste central dans les phases de cadrage UX, comme nous l’expliquons dans notre article qu’est-ce qu’un wireframe en UX.

Rôle actuel

Aujourd’hui, le wireframe sert de :

  • support commun entre designers, PM, développeurs ;
  • base de dialogue avec l’IA (prompt, génération, validation) ;
  • outil de validation rapide des flux et des choix structurants.

9. Affordance : permettre de comprendre comment agir… sans réfléchir

Enjeu majeur en 2026

Avec la montée des interfaces hybrides (voix, gestes, 3D, spatial), les repères traditionnels disparaissent. Une affordance mal conçue entraîne incompréhension, hésitation ou abandon immédiat.

L’enjeu est de rendre l’action évidente, sans explication ni apprentissage. C’est un principe fondamental que nous détaillons dans notre définition de l’affordance en UX.

Types d’affordance

On distingue principalement :

  • l’affordance perçue, immédiatement compréhensible ;
  • l’affordance signifiée, suggérée par un indice ;
  • l’affordance cachée, souvent problématique et source d’erreurs.

En 2026, l’affordance devient critique, notamment pour les interfaces sans support visuel.

10. Flat Design : un style qui a survécu… en se transformant

2026 : le “flat augmenté”

Le Flat Design n’a pas disparu. Il a évolué. En 2026, il devient plus nuancé : ombres douces, micro-volumes, légers reliefs. Cette évolution répond aux besoins de repérabilité dans des interfaces plus complexes et parfois spatiales.

Nous analysons cette transformation dans notre article dédié au Flat Design et ses évolutions.

Pourquoi il reste dominant

Le flat, même enrichi, reste dominant car il répond à trois contraintes fortes :

  • performance (interfaces légères) ;
  • accessibilité (lisibilité, contrastes) ;
  • cohérence multi-écrans.

Il incarne un équilibre durable entre sobriété visuelle et efficacité UX.

10 termes, 10 fondations pour comprendre l’UX de 2026

Ces dix notions constituent un socle indispensable pour comprendre l’évolution du design UX en 2026.
L’IA, l’accessibilité renforcée, la spatialisation des interfaces et la multiplication des contextes d’usage transforment profondément les pratiques, mais les fondamentaux demeurent.

Biais cognitifs, ergonomie, perception, intention utilisateur, structuration des parcours : ces concepts restent les points d’ancrage qui permettent de concevoir des expériences compréhensibles, utiles et responsables, au-delà des effets de mode technologiques.

Le rôle du designer UX en 2026 n’est pas de suivre chaque nouveauté, mais de savoir articuler ces fondamentaux pour tirer le meilleur des outils, automatisations et environnements émergents, tout en préservant la qualité de l’expérience utilisateur.

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